Stadium improvisé

Stadium improvisé

L’Open des Multicoques, organisé par la Société Nautique de Genève, s’est tenu ce week-end au cœur de Genève devant des milliers de Genevois venus profiter du lac pour se rafraîchir en cette période caniculaire. Si samedi cinq manches ont pu être validées, dimanche les airs n’ont jamais été assez consistants pour compléter une seule manche.

Les fortes chaleurs qui accablent actuellement l’Europe ont un côté positif. Tout le monde sur Genève cherche la fraîcheur du lac et c’est donc devant un public improvisé que les Flying Phantom ont évolué ce week-end. Samedi un passage dépressionnaire apportait des airs soutenus de 15 nds permettant au Comité de Course de lancer cinq manches dans l’après-midi.

Un programme serré, mais tellement spectaculaire avec les équipages qui ont tiré le maximum de leur Flying Phantom dans des plans de vol toujours au millimètre. Les catamarans volants portés par leurs foils faisaient excès de vitesse sur excès de vitesse, au point qu’un des zodiac de sécurité naviguant à 25 nds se voyait distancé  lors d’un bord de reaching obligatoire.

« Je pense que c’est clairement la meilleure session de la saison, » savoure Bruno Barbarin, Realteam #1 qui termine  la journée en tête.

D’un point de vue sportif, il ne fallait pas se laisser griser pour autant par ces chevauchées fantastiques. Les vents très oscillants remettaient rapidement en cause une option trop radicale et mettaient à mal les équipages qui ne sortaient pas assez la tête du bateau. Traduction : être capable de connaître sa machine sur le bout des doigts pour se concentrer sur la stratégie externe.

Dans la nuit de samedi à dimanche le passage d’une cellule orageuse annihilait le synoptique d’Ouest et une brise trop légère s’installait sur la rade de Genève. Malgré une tentative avortée par le Comité de Course, aucune manche n’a pu être validée ce dimanche et les équipages rentrés bredouillent à terre. Mais qu’importe. À terre tous les équipiers se retrouvaient pour la remise des prix et le verre de l’amitié et ne tarissaient pas d’éloge sur cette journée de samedi qui restera longtemps gravé dans les mémoires.

Ils ont dit :

Janik Roempp, Team Tilt, 2e.

«  Nous avons eu de superbes conditions samedi qui nous ont permis de faire cinq manches avec quatre places de 2. La dernière manche était plus dure. Pour nous ce fut une bonne régate.
Cela fait seulement ma 2e saison de Flying Phantom. L’an dernier je découvrais le foiling avec la Red Bull Foiling Generation. J’ai eu l’opportunité d’intégrer deux grandes équipes : Team Tilt et Realteam. Aujourd’hui je navigue sur le bateau rouge, demain sur le bleu ! Cela m’apporte beaucoup ces différentes méthodes de navigation. Je fais clairement partie de la Foiling Generation. Je me vois bien faire une préparation pour les Jeux de 2024 sur un bateau qui vole. En attendant, je continue d’apprendre mes gammes sur les Swiss FP Series. »

Olivier de Cocatrix, Nickel, 5e

« Un week-end un peu compliqué malgré de magnifiques conditions. C’est la première fois que nous naviguions dans des vents aussi soutenus. Nous étions trop concentrés sur la marche du bateau et moins sur la tactique, d’où le résultat moyen du week-end. Mais nous avons énormément appris. C’est le principal.
Avant notre bateau s’appelait le Zèbre, mais nous avons décidé d’enlever la décoration pour nous donner plus de chance d’approcher un possible sponsor. Nous en avons besoin pour changer, notamment les voiles. Mais il ne faut pas se voiler la face, nous devons passer des heures sur l’eau. C’est la clé du succès. Avec deux navigations par semaine en Flying Phantom et d’autres expériences sur différents supports, cela ne peut être que bénéfique pour nous. Nous verrons comment se passe la fin de la saison d’un point de vue classement. Pour l’heure nous prenons à chaque fois grand plaisir à nous retrouver confrontés à la concurrence. »